NOS FUTURS.
Rendez moi mon futur...
J'écoute la radio, un dimanche où le crachin succède à la bruine, les bourasques au crachin. D. Mermet à partir d'archives sonores, peint un tableau quasi exaustif de la vision que l'on avait jadis de ce que serait "l'an 2000". Je passe sur les fusées qui glissent sur des océans de plastique ou sur les cigarettes rosasées qui soignent en même temps le sida, le cancer et les troubles de l'érection. Claude Viller, alors correspondant New Yorkais pour Radio France, résume une étude de l'époque. L'analyse faite sur l'opinion américaine annonce, qu' en l'an 2000, les travailleurs auront 3mois de vacances ! Une seule personne par foyer travaillera !La semaine sera de plus en plus courte ! Les gens voyagerons plus, Paris-NewYork coutera rapidement moins de 100dollars.
Très logiquement, le progrès, l'automatisation, le meilleur partage des taches et les découvertes technologiques auraient dut libèrer peu à peu l'homme du labeur, du tripalium, du « trop de travail ».L'avenir n'est pas au karochi japonais mais aux longs weekends, à la vie d'après le travail.
Ce point de vue date de la fin des années 60. Les personnes intérrogées avaient toutes en comun une vision du futur optimiste et progressiste. Etrange époque ou l'avenir n'était pas une source d'angoisse mais plutot le lieu de tous les espoirs.
Un chroniqueur termine en disant que notre avenir a été dérobé à l'occasion de certaines crises (pétrole, industrie etc), où la solution pour maintenir des hauts niveaux de profits passait nécessairement par une classe de travailleur sous payée, plus fexible et plus corvéable. Plus question alors pour le monde du travail, ouvriers, secrétaires, simples employés ou petit cadre d'imaginer travailler moins et mieux, car on leur répête depuis lors : C'EST LA CRISE !!!!!
